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EL PADRE - le blog du père Emmanuel

Homélies, toutes les semaines (ou presque) et d'autres réflexions, quand je peux!

EL PADRE - le blog du père Emmanuel

Homélie du 19ème dimanche du Temps Ordinaire│Année B│2018

 

Dimanche dernier nous avons entendu cette parole de Jésus qui affirmait « moi, je suis le pain de la vie. » Aujourd’hui nous sommes témoins de la réaction des auditeurs de Jésus après avoir entendu cette parole. Peut être que pour nous une telle parole ne nous pose pas véritablement de questions, nous savons, ou nous avons l’impression de savoir, de quoi Jésus veut parler. Mais pour ceux qui ont entendu cette parole-là, ils ne pouvaient qu’être déconcertés par une telle affirmation.

Ils savaient, les auditeurs de Jésus, qu’il y a deux types différents de nourritures : les matérielles et les spirituelles. Cette dernière nourriture est celle qui vivifie l’âme, celle qui fortifie notre foi. En d’autres termes, pour ces auditeurs-là, cette nourriture spirituelle est la parole de Dieu.

Et voilà qu’ils entendent du Christ : « Moi, je suis le pain descendu du ciel. » Mais comment peut-il, cette homme-là, Jésus de Nazareth, dont ils connaissent l’origine, être alors, nourriture spirituelle ? La question qui se pose c’est justement celle de la divinité de Jésus. « Jésus vrai homme peut-il être vrai Dieu ? » Avant d’aller plus loin rappelons-nous ce qui s’est passé avant cette parole de Jésus : d’abord il y a eu lieu la multiplication des pains, Jésus donne un signe de sa puissance qui rassasie la faim de ceux qui sont venus l’écouter. Ensuite, il appelle à ce que nous puissions lui faire confiance et nous donne la clé pour entendre ce qu’il dit, la foi, avec cette invitation de travailler à l’ouvre de Dieu qui consiste à croire en celui qu’il a envoyé.

Peu à peu il a mené ces auditeurs à être capables, peut-être, d’entendre cette parole : « Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Et là, il révèle que non seulement il est cet homme, fils de Joseph, mais qu’il est Dieu lui-même. Il nous révèle ce grand mystère de l’incarnation et annonce celui de la rédemption. Sa chair donnée au monde est avant tout, son sacrifice sur la croix par lequel nous avons accès à la vie éternelle.

Toutefois, si l’initiative vient de Dieu, la réponse ne peut sortir que de notre cœur, libre. Il nous est nécessaire nous laisser attirer par Dieu. C’est-à-dire, poser un acte. Nous sommes appelés à consentir à la présence de Dieu dans notre vie et, si nous croyons à ce que Jésus nous dit, aller encore plus loin, vivre cette assimilation profonde avec le Seigneur. Jésus est le Verbe, la Parole faite chair, mais il veut que nous allions beaucoup plus loin que le fait de seulement lire, comprendre, ou conformer nos vies à cette Parole. Il veut que nous nous nourrissions car il nous donne sa chair en nourriture. Il se donne lui-même en nourriture.

Les évangiles des derniers dimanches, nous donnent une certaine pédagogie pour approfondir notre relation avec le Seigneur : d’abord, être attentifs aux signes, ensuite, osez croire et enfin, se laisser attirer par Dieu pour entrer dans ce mystère insondable de l’amour d’un Dieu qui s’est fait homme et qui se donne en nourriture. Ce Dieu qui donne sa vie pour la vie du monde !

(1R 19, 4-8 ; Ps 33(34) ; Ep 4, 30-5,2 ; Jn 6, 41-51)

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