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EL PADRE - le blog du père Emmanuel

Homélies, toutes les semaines (ou presque) et d'autres réflexions, quand je peux!

EL PADRE - le blog du père Emmanuel

Homélie du 1er dimanche de l’Avent│Année C│2018

Dans à peu près 4 semaines nous fêterons Noël. Le temps de l’Avent est là pour nous aider dans cette marche. Et voilà que nos lectures sont un pèle- mêle de belles paroles encourageantes et des paroles dures prononcées par le Christ. Une expression a attiré mon attention plus particulièrement dans la première lecture « la parole de bonheur ». Il est dit ceci : « Voici venir des jours où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël… » Et dans l’évangile nous voyons Jésus parler des signes qui auront lieu lors de sa venue dans la gloire. Des signes qui sont dignes d’un filme apocalyptique ! Et voilà le souci. C’est que nous associons « apocalypse » à « catastrophe », ce qui fait naître en nous un sentiment de peur. Nous avons besoin de prendre de la hauteur pour nous rendre compte qu’il ne s’agit pas du tout de cela. Le terme « apocalypse » signifie « révéler ». Lever le voile ! Ce texte est donc un texte de révélation et non de catastrophe. Mais qu’est-ce qu’il révèle au juste ? Il nous révèle l’Espérance qui doit habiter notre cœur. Cette Espérance qui est le fruit de l’expérience d’une véritable rencontre avec Jésus Christ. Cette espérance qui nous dit qu’au milieu même de nos détresses, qu’au milieu même de nos épreuves, nous sommes invités à tenir bon. Tenir bon car une parole de bonheur nous a été adressée, plus que ça, une parole de bonheur nous a été donnée, révélée. Dieu a levé le grand voile de l’histoire en nous donnant son Fils. Jésus, verbe (parole) incarnée pour nous montrer quel est le grand amour avec lequel Dieu nous aime !

Donc, non ! Les paroles de Jésus ne sont pas là pour nous faire peur ou nous dire « cachez-vous ! » Elles sont là pour nous inviter à rester éveillés. A nous unir à lui. Le temps de l’avent est un temps d’attente, nous le savons, mais c’est aussi un temps de marche. Un « aller-vers » sans retour ! Et pourquoi ? Parce que nous sommes invités à aller vers le Christ, d’abord, mais à aller vers ceux qui sont là, autour de nous, surtout les plus fragiles. Ceux qui ont besoin de découvrir l’espérance dont ils ont besoin au milieu de leurs détresses. Ceux qui ont besoin de « lever le voile » pour pouvoir entendre cette parole de bonheur qu’est la présence du Christ à nos côtés. C’est Jésus qui vient vers nous pour que nous puissions aller vers Lui et vers nos frères et sœurs qui nous sont confiés. Et ce n’est pas la peur qui doit nous guider, mais l’espérance et cette certitude que l’invitation la plus radicale que nous recevons est justement celle que nous avons entendu dans la deuxième lecture : « que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant. » Concrètement, notre marche vers Noël ne sera fructueuse que si nous avançons pas à pas, par nos petits gestes, notre témoignage, par l’Ecoute de la Parole de Dieu (qui est une parole de bonheur) et par la prière pour grandir dans nos relations en mettant le Christ au centre. Pour que ce mouvement « d’aller vers » soit un mouvement qui nous fasse naître pour la Vie, la vie en Dieu et la vie entre nous. Et qu’à la fin de notre marche, Noël soit une vraie naissance pour chacun ! Préparons notre cœur pour aller vers, pour (se) donner et pour (se) recevoir !

(Jr 33, 14-16 ; Ps 24 ; 1Th 3, 12 à 4,2 ; Lc 21, 25-28.34-36)

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