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EL PADRE - le blog du père Emmanuel

Homélies, toutes les semaines (ou presque) et d'autres réflexions, quand je peux!

Homélie pour la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie | 2021

|Ap 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab ; Ps 44 ; 1Cor 15, 20-27a; Lc 1, 39-56|

Regarder vers le Ciel. Relever la tête. Ouvrir les yeux et contempler avec le cœur ce que Dieu fait pour son peuple. La Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie est une invitation à croire, à entrer dans l’Espérance et faire confiance.

Nous sommes au milieu d’une période qui nous étouffe, une période qui nous empêche parfois de voir au-delà du bout de notre nez parce que nous sommes pris par tant de maux, de drames, de tragédies. Nous sommes pris par tant d’épreuves, de défis. Et je ne parle pas seulement de la crise sanitaire ni de la pandémie. Nous sommes aussi parfois victime de notre propre égo et de nos individualismes qui nous enferment bien souvent dans notre propre monde, avec nos querelles et parfois nos « problèmes de riches », et nous oublions de regarder au-delà de ce qui est devant nous. Certains, sont découragés, fatigués. Pris au piège du clivage qui disperse, qui sème la discorde et la désunion. Et voilà que nous sommes invités aujourd’hui à regarder vers le Ciel.

Ce Ciel qui est signe d’unité, de victoire, de résurrection. Aujourd’hui nous sommes, chacun de nous, appelés à être signe de cette Espérance qui veut nourrir notre quotidien, notre foi, nos relations. Cette Espérance qui a un prénom et un visage : Jésus. En célébrant l’Assomption de Marie, c’est le Christ que nous célébrons. C’est sa victoire sur la mort et sur le mal, que nous célébrons. C’est l’Espérance en la résurrection que nous pouvons goûter déjà ici-bas. Nous avons nos « dragons » à nous, imposés et bien souvent crées par nous-mêmes. Ces dragons qui nous empêchent d’entrer dans l’Espérance qui nous poussent vers la peur et le découragement. Mais face à ces dragons il y a cette promesse de vie. Cette certitude que la Vie est victorieuse.

Lorsque Marie a rendu visite à Elisabeth et que l’enfant a tressailli d’allégresse chez cette dernière, Marie ne savait peut-être pas ce que tout cela allait engendrer. Mais celle qui a chanté le chant du « magnificat » est la même qui est restée debout aux pieds de la croix. Parce qu’elle savait que le Dieu en qui elle avait mis sa confiance ne l’abandonnerait pas. Même si le mal avait une victoire apparente. Elle savait que le bien de l’amour triompherait !

Nous sommes, chacun de nous, confrontés à des épreuves dures, mais ne nous trompons pas de combat. Le combat que nous devons mener n’est pas celui de la dispersion ni celui de la violence. Mais celui de l’unité et de la paix.

En cette grande solennité, regardons vers le Ciel. Regardons l’horizon et laissons-nous toucher par cette Espérance qui nous permet de traverser notre vie sans désespérer. Que nous soyons dans l’action de grâces, ou au pied de la croix, que nous ayons la force ou que nous soyons affaiblis, regardons vers le Ciel. Levons nos têtes car nous sommes les disciples du ressuscité ! Et Marie, mère de Dieu, élevée au Ciel, veille sur nous et est pour nous déjà l’image de la victoire de Dieu dans le monde. De la victoire de Dieu contre nos propres dragons qui nous enferment. Chers frères et sœurs, nous sommes le peuple de Dieu en chemin. Que nous puissions avoir l’audace de cheminer avec Lui et de chanter à notre tour notre « magnificat ! » Parce que, nous le savons, « le Christ est ressuscité d’entre les morts » et « c’est dans le Christ que tous recevront la vie. »

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