6 Septembre 2025
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Bienvenue dans Carnets de mission, une série de partages sur mon expérience pastorale au Brésil. Après vingt ans d'absence, je suis de retour dans mon pays natal pour une mission « fidei donum » dans le diocèse de Luziânia. Ce premier article raconte les débuts de cette nouvelle étape, entre retrouvailles familiales, accueil paroissial et découvertes pastorales.
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Les premiers pas dans la paroisse Saint Jean Baptiste et Sainte Claire
Il y a quelques semaines, je suis rentré au Brésil, porté par une double mission. La première, profondément personnelle, est d’être plus proche de ma famille, et en particulier de ma mère, qui a besoin de ma présence. La seconde, tout aussi essentielle, est de vivre un temps de mission pastorale en tant que prêtre « fidei donum », dans mon pays.
Ce retour est chargé de sens. Il marque vingt ans depuis mon départ du Brésil, et pourtant, il ne s’agit pas simplement d’un retour aux sources. C’est aussi un recommencement. Après tant d’années vécues dans une culture différente, je redécouvre mon pays avec un regard transformé. Je dois réapprendre certains codes, m’adapter à une réalité ecclésiale et culturelle qui, sur bien des aspects, diffère de celle que j’ai connue en France.
Après quelques semaines de repos et de ressourcement, j’ai rejoint le diocèse de Luziânia, dans l’État du Goiás, au cœur du pays. Ce diocèse jeune, fondé il y a 36 ans, entoure le District Fédéral où se trouve Brasilia, la capitale du Brésil. J’ai été nommé administrateur paroissial de la paroisse Saint Jean Baptiste et Sainte Claire. Je serais officiellement présenté à la paroisse le 14 septembre, par une messe présidée par l’évêque du diocèse, monseigneur Francisco AGAMENILTON.
Dès mon arrivée, j’ai été profondément touché par l’accueil chaleureux des paroissiens. Leur simplicité, leur générosité et leur foi vivante et expressive m’ont immédiatement interpellé. Je suis impressionné par la richesse du terrain pastoral : les besoins sont nombreux, les défis bien réels, mais la vitalité spirituelle est palpable. Je vais découvrir peu à peu la réalité pastorale et ecclésiale mais j’ai l’impression que la participation active des fidèles et leur engagement dans la vie paroissiale est assez important.
Ma première grande expérience au diocèse était la messe d’installation de l’évêque, début août. J’ai eu l’occasion de croiser le presbyterium qui m’a aussi accueilli très chaleureusement.
Un autre aspect qui m’a particulièrement marqué est la force et la présence des réseaux sociaux dans le travail d’évangélisation. Les paroisses utilisent ces outils avec créativité et efficacité pour rejoindre les fidèles, partager la Parole, annoncer les événements et nourrir la vie communautaire. C’est une dynamique missionnaire nouvelle, qui ouvre des portes inattendues.
L’organisation paroissiale est également pensée de manière que le prêtre puisse être davantage disponible pour l’écoute, l’accompagnement spirituel et les confessions. Et les gens viennent. Adultes, jeunes et enfants. Cela m’a beaucoup impressionné.
Ce nouveau chapitre de ma vie est marqué par la gratitude, la disponibilité et l’espérance. Gratitude pour le chemin parcouru, pour les rencontres et les apprentissages. Disponibilité pour servir là où l’Église m’appelle. Espérance que ce temps de mission soit fécond, pour moi comme pour ceux que je suis appelé à accompagner et à servir.
Peu à peu, je partagerai ici les projets diocésains, la réalité du terrain et ce que je découvre petit à petit de cette belle terre de mission. Merci de m’accompagner dans ce cheminement. Et merci de prier pour moi!