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Homélies, toutes les semaines (ou presque) et d'autres réflexions, quand je peux!

Homélie du 3ème dimanche de l’Avent | Année C | 2022

­|So 3, 14-18a ; Cantique Is 12 ; Ph 4, 4-7 ; Lc 3, 10-18|

Les deux derniers dimanches nous avons posé le cadre. D’abord, celui de la prière et de l’amour fraternel (premier dimanche) et, ensuite, celui dans lequel se trouve notre existence : le mystère de l’incarnation et l’attente du retour du Christ. Tout cela avec cette certitude que Dieu se donne dans le présent de notre vie. Aujourd’hui nous faisons une halte dans notre marche vers Noel pour contempler la joie ! Et pourquoi ? Parce que tous les textes que nous avons entendus nous parle directe ou indirectement, de la joie. La joie d’un peuple avec son Seigneur. La joie d’une communauté qui célèbre ensemble et ensemble peut voir l’œuvre de Dieu. Ou encore, la joie de faire ce qui est juste, d’être à notre juste place.

Mais nous sommes aussi témoins, dans notre vie quotidienne, que le passage sur cette terre n’est pas un long fleuve tranquille et que parfois, la joie semble bien éloignée de nous. Et c’est là que la liturgie vient nous aider. Elle nous donne une autre notion de ce qu’est la joie.

D’abord en nous aidons à comprendre ce que n’est pas la joie. Elle n’est pas une espèce de surexcitation qui nous fait voir « la vie en rose. » Elle n’est pas une gomme qui nous permet d’effacer nos épreuves ou nos difficultés. Elle n’est pas non plus une simple idée ni un simple sentiment. Pour nous, disciples du Christ, la joie est une personne. C’est le Christ qui se fait présent. C’est ce Dieu aimant qui se donne sans cesse. Qui est au milieu de son peuple et chemine avec lui. Et c’est justement cela que nous permet de regarder les évènements de la vie autrement. Qui nous permet d’entrer dans une contemplation de ce que nous vivons avec les yeux de la foi. La joie devient alors l’expression même de notre relation avec le Seigneur.

Paul ne nous demande pas, par exemple, d’être simplement dans la joie. Il nous demande d’être dans « la joie du Seigneur. » Autrement dit, dans une joie qui assume l’humanité comme est, avec son lot d’épreuves et de difficultés, mais, si nous sommes dans la « joie du Seigneur » notre regard voit plus loin et nous sommes appelés à entrer dans l’Espérance.

Si nous nous arrêtons pour voir ce qui nous rend tristes, ce qui nous agace…nous allons vite trouver une liste gigantesque. En revanche, trouver ce qui nous rend profondément joyeux, c’est déjà plus compliqué. Et cela parce que la joie passe par la contemplation de ce que nous vivons. Mais cette contemplation qui nous permet de voir ce qui est simple, petit, car c’est bien souvent là où Dieu se cache. Nous sommes alors invités, chacun de nous, à convertir notre regard. A entrer sur ce chemin de conversion qui nous aide à avancer sans être prisonniers de ce que nous voulons mais ce chemin qui nous permet d’entrer dans cette joie du Seigneur qui nous invite à faire sa volonté. Et sa volonté c’est que nous soyons son peuple. Un peuple qui aime, qui accompagne, qui soutienne et qui soit témoin de l’Emmanuel, ce Dieu qui est avec nous ! Et, avec lui, nous pouvons voir la vie en rose, mais sans masquer ni gommer sa part de fragilités et en nous appuyant sur la Joie du Seigneur qui est là , avec nous. 

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