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Homélies, toutes les semaines (ou presque) et d'autres réflexions, quand je peux!

Homélie du 4ème dimanche de l’Avent | Année C | 2022

Les textes de ce quatrième dimanche de l’avent nous donnent déjà un aperçu de ce que nous allons vivre à Noël. Tout d’abord, nous sommes interpelés par cette image d’un Dieu qui prend soin, qui s’inquiète pour son peuple et qui n’entre pas dans nos catégories simplement humaines selon lesquelles les plus puissants sont les plus importants. Non, Dieu remet au cœur même de son projet la place privilégiée de ce qui est petit, mis à l’écart, oublié. « Toi, Bethleem Ephrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi qui sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. » Ensuite, les textes nous donnent à contempler cet insondable mystère de ce Dieu qui se fait homme et, ce faisant, ce Dieu qui établie une alliance définitive avec l’humanité par « l’offrande faite de son corps, une fois pour toutes. » L’audace d’un Dieu de devenir l’un de nous pour que nous devenions divins. Nous ne sommes plus seulement « en présence de Dieu » nous sommes « avec Dieu » puisque Dieu est avec nous. Et enfin, l’empressement de Marie vers sa cousine Elisabeth, qui nous rappelle le cœur même de notre acte de foi : la charité !

Tout cela nous fait voir qu’être chrétien n’est pas simplement suivre une suite de préceptes pour essayer d’échapper à un jugement final et définitif ou tout simplement être en règle. Être chrétien c’est être en relation. Cette relation qui nous fait grandir et qui nous aide à avancer sur notre chemin de foi. Être chrétien c’est être en relation, tout d’abord avec Dieu, nous le savons. Mais cette relation là doit enrichir, approfondir et faire grandir notre relation les uns avec les autres.

Et pour cela nous pouvons contempler la figure de Marie. Cette femme qui a reçu cet appel à donner vie, selon la chair, au Fils de Dieu. Elle avait, littéralement, le « roi dans le ventre » mais elle s’est empressée de partir pour aider sa cousine. Elle s’est mise en route pour se mettre au service, au cœur d’une relation entre deux futures mamans, chacune avec une expérience de vie différente, mais avec le même but : aimer et faire la volonté de leur Seigneur. Marie est parti à la rencontre. Alors qu’elle aurait pu rester et attendre que tout se passe comme l’ange l’avait annoncé. C’est pour nous une image que « porter le Christ » c’est se mettre en mouvement, se mettre en route. Partir à la rencontre de ceux qui, comme nous, attendent aussi une parole d’Espérance. Et ceux-là ne sont pas seulement ceux qui sont à l’autre bout du monde, mais sont ceux qui sont là, assis à côtés de nous.  

Dans cette semaine qui nous sépare de Noel, nous pouvons nous poser la question de la qualité de nos relations. Sont-elles un lieu de croissance réciproque ou d’enfermement ? Nos relations nous aident à devenir meilleurs ou nous enferment dans nos conforts existentiels ou idéologiques ? Dieu a eu l’audace de devenir l’un de nous par son incarnation. Et si nous osions être davantage l’image de ce Dieu qui se donne et se met en route ? Et comment ? En lui mettant au cœur même de notre vie et de nos relations. Par des petits gestes dans notre vie quotidienne. Pour que chaque jour soit un « avent » permanent qui fasse advenir Dieu dans le monde !

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