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Homélies, toutes les semaines (ou presque) et d'autres réflexions, quand je peux!

Homélie pour le dimanche des Rameaux | Année C | 2022

|Is 50, 4-7 ; Ps 21 ; Ph 2, 6-11 ; Lc 22, 14 – 23, 56|

Deux moments importants attirent notre attention ce dimanche : le premier, l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Acclamé comme le roi et accueilli par la foule ! Le deuxième c’est la condamnation de Jésus par les autorités de l’époque. Condamnation approuvée par la même foule qui l’avait accueilli quelques jours auparavant.

Dans les deux moments, distincts, nous contemplons un Jésus qui se laisse faire. Et nous voyons un peuple plutôt versatile, changeant. Comme une allégorie de notre propre vie. D’un côté, le désir de grandir dans notre foi, dans notre capacité à aimer, et de l’autre côté, notre facilité à nous laisser aller vers ce qui nous sépare du bien. Non parce que nous sommes mauvais, mais plutôt parce que nous nous laissons séduire facilement. Nous avons traversé le carême et nous sommes au seuil de la Semaine Sainte. Comme tous les ans nous suivons Jésus dans sa passion, mort et résurrection. Comme tous les ans nous avons fait des résolutions que nous avons plus au moins tenues ; comme tous les ans, nous avons fait émerger en nous le désir de grandir dans notre capacité à faire le bien. Comment arrivons-nous ici, alors ? Comme le disciple qui écoute ou comme celui qui est épuisé du combat ? Arrivons-nous comme la foule qui acclame le Christ comme Roi, ou comme celle qui le condamne sans vraiment savoir le pourquoi ? Quel est l’état de notre cœur ?

Celui qui a été condamné, ne condamne pas. Celui qui a été rejeté, ne rejette pas ! Au contraire, il désire d’un grand désir marcher avec nous. Il désire d’un grand désir transformer notre cœur de disciple pour qu’il devienne davantage un cœur d’ami ! Un cœur qui écoute. Qui soutien. Un cœur qui aime. Et nous savons que cela est un combat quotidien. Nous savons que nous pouvons nous laisser séduire facilement par ce que nous éloigne de Dieu, de l’autre et de nous-mêmes. Mais le Seigneur nous redis sans cesse « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous… » Demeurer avec vous.

Entrons donc avec courage dans cette Semaine. Et désirons, d’un grand désir, rester auprès du Seigneur qui ne nous abandonne pas ! Car il nous a donné le langage des disciples pour qu’en disciples, nous l’écoutions, Lui et les besoins de notre monde !

 

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